Déconnecter du travail : votre santé et votre équilibre méritent une pause !

Depuis 2017, la loi Travail inclut le droit à la déconnexion afin de préserver l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Bien malmené depuis l’avènement de l’ère du numérique et particulièrement du télétravail, celui-ci pâtit d’une tendance à l’hyperconnexion qui menace le bien-être de plus de 30 % des salariés français. Performance, peur de rater une information, décrocher est désormais difficile pour nombre de personnes, avec à la clef des risques non négligeables pour la santé mentale et la qualité de vie. Si vous vous demandez au-delà du pourquoi lever le pied, comment faire un break, accordez-vous quelques minutes pour suivre le guide !

Les ravages de l’hyperconnexion

Ce terme désigne une utilisation abusive des technologies digitales. Dans le cadre professionnel, il s’applique à l’envahissement de la vie des salariés, en dehors des heures de travail, pendant les congés, le week-end, et ce, même sans sollicitation de l’employeur. Si elle touche majoritairement les cadres et les dirigeants d’entreprise, cette forme de stress numérique affecte également les freelances, les soignants, les aidants…

Ce comportement, lié à l’anxiété de manquer une information ou un évènement, est appelé FOMO, acronyme de “fear of missing out”. Il se traduit par une compulsion à lire les mails, à vérifier sans cesse les notifications et à répondre aux appels alors que le temps est théoriquement celui du repos. 

Cette connexion permanente, dont la tendance a explosé pendant la crise sanitaire, est loin d’être anodine puisqu’elle provoque une grande diversité de maux physiques, émotionnels ou cognitifs : 

  • surmenage, syndrome d’épuisement professionnel et émotionnel, burnout,
  • angoisses, déprime
  • fatigue physique et mentale
  • irritabilité, sautes d’humeur, 
  • troubles du sommeil (la lumière des écrans empêche la libération de la mélatonine, l’hormone du sommeil),  
  • problèmes alimentaires ou digestifs, obésité due aux repas pris sur le pouce devant l’écran, 
  • difficultés de concentration
  • baisse d’énergie et de productivité

Par ailleurs, les accros au boulot négligent trop souvent leurs liens familiaux et sociaux. Peu à peu, les échanges avec l’entourage se réduisent à peau de chagrin et la qualité de vie s’effondre avec la disparition des temps de loisirs et de détente. L’isolement menace ! 

Lorsque les frontières de l’équilibre vie personnelle/vie professionnelle sont floues, le bien-être devient accessoire. Ce qui ne saurait être acceptable pour l’organisme sur le long terme.

Dans le cadre de la prévention des risques psychosociaux, l’hyperconnexion est identifiée comme l’un des principaux facteurs de stress en entreprise. 

Déconnecter, ça veut dire quoi ?

S’arrêter de travailler, ce n’est pas seulement couper l’ordinateur et mettre les notifications en veille. Encore faut-il totalement se libérer l’esprit de toutes les préoccupations liées à l’activité : tâches en cours et à venir, mails, objectifs…

Il s’agit d’établir volontairement une interruption, une frontière où la vie professionnelle n’impacte pas la vie privée. Ce temps est celui de la reconnexion à soi, à ses besoins et envies, à sa famille : la charge de travail est mise en off par le mental. 

La sophrologue que je suis dirait que : 

  • déconnecter c’est revenir en conscience à l’instant présent et se concentrer sur ses ressentis, 
  • créer un espace de calme intérieurse ressourcer

Les bénéfices de la déconnexion

Le mental est indissociable du corps : être bien dans sa tête est un gage de bonne santé physique. Savoir oublier son travail, pour quelques heures ou quelques jours, permet au cerveau d’activer le mode off et de récupérer

Ce retour à la sérénité est un véritable sas de décompression : 

  • les pensées envahissantes et autres ruminations disparaissent, 
  • la charge mentale diminue, 
  • les idées sont plus claires,
  • la créativité et l’efficacité augmentent.  

Par ailleurs, prendre soin de soi, de ses envies et besoins booste la sensation générale de quiétude, fondement d’un état émotionnel harmonieux.

Comment prendre de la distance ?

Il ne s’agit pas de partir à l’autre bout du monde, mais d’instaurer au quotidien des mesures simples : la détox digitale est avant tout une histoire d’habitudes.

Tout d’abord, s’accorder une vraie coupure : après l’heure, ce n’est plus l’heure, les horaires doivent être respectés !

À la fin de la journée de travail, il peut être judicieux d’ancrer la transition avec un rituel : séance de respiration, de méditation, d’étirements ou de marche… 

En soirée, en week-end et pendant les vacances, il est essentiel de pratiquer des activités plaisir, précieuses pour le moral. Faire du sport ou des loisirs créatifs, lire, se balader dans la nature permet de se vider la tête… et paradoxalement de recharger ses batteries. Être à l’écoute de ce qui nous ressource crée un espace intérieur de positivité. 

Quelques règles, valables au bureau comme en télétravail, peuvent vous aider à poser un cadre plus sain : 

  • apprendre à prioriser les tâches et les vraies urgences, pour dépolluer le cerveau,
  • prendre de vrais temps de pause et déjeuner loin des écrans, 
  • désactiver toutes les notifications en dehors du temps de travail, 
  • éteindre le matériel le soir pour ne pas être tenté d’y jeter un œil en soirée !

Les thérapies douces au secours de la santé mentale des travailleurs

Gardez en mémoire que votre cerveau a aussi besoin de RTT ! Même s’il n’est pas toujours facile de dire non, la souffrance au travail n’est pas acceptable. 

Si votre corps manifeste des signes de stress chronique, il est temps de vous offrir un peu de douceur. 

L’accompagnement d’un professionnel est efficace pour découvrir ou redécouvrir comment gérer son anxiété, ses émotions et comment s’affirmer

Différents outils ont fait leurs preuves, parmi lesquels les thérapies cognitivo comportementales, la sophrologie et la méditation. 

Les premières sont très efficaces pour prévenir ou traiter les effets de la fatigue et comprendre le schéma de fonctionnement qui se cache derrière cette forme d’addiction au travail

La sophrologie combine des exercices de respiration, de relaxation, de détente musculaire et de visualisation positive. 

La méditation est un pass vers le retour au moment présent et à l’écoute des ressentis. 

Exit le stress et la charge mentale : avec ce trio de choc, le lâcher-prise est au rendez-vous dès les premières séances. 

À noter que certaines entreprises proposent des séances de massage Amma assis dans un cadre préventif, pour relaxer et redynamiser leurs collaborateurs. Cette parenthèse leur offre une trêve salutaire, bénéfique pour tout le monde ! 

Le surmenage et l’épuisement professionnel ne sont pas une fatalité. Il convient d’admettre qu’il faut savoir décrocher du travail et que nul ne peut vous reprocher de le faire. Décider de (re)trouver le bon équilibre, c’est faire le choix de soi, de sa santé et de son épanouissement. Comme l’a écrit Thich Nhat Hanh, célèbre moine bouddhiste, philosophe et militant pour la paix : « Parfois, le plus urgent et le plus important est de faire une pause. » Si vous pensez avoir besoin d’en parler, soyez doux avec vous-même, consultez.